Première république
Après la première guerre mondiale, l’industrie a commencé à se développer rapidement. Le travail manuel a été remplacé par une production mécanique et par des nouvelles technologies. X1 Tomáš Baťa X1, qui est parvenu à donner du travail à des dizaines de milliers d’ouvriers, est probablement le représentant le plus important de cette période. Pendant une période de 20 ans du 20ème siècle, l’économie de la République tchécoslovaque (ČSR) a connu quelques vagues d’essor et de récession. En dépit de cela, en 1924, la production industrielle a atteint l’état identique à celui précédant la guerre. Les industries du textile, du verre et de la chaussure étaient les plus développées dans le monde entier. L’industrie d’armement tchécoslovaque défiait toute concurrence en Europe. L’industrie électrotechnique et énergétique s’est développée, ensemble avec l’électrification s’achevant en République tchécoslovaque (ČSR). En 1928, toute la République tchécoslovaque (ČSR) ne comptait que 38 mille chômeurs, ce qui ne représentait même pas 1 % de la population active. Les données de l’année 1929 donnent les éléments suivants : 35% des habitants travaillaient dans l’agriculture, 34%dans l’industrie et presque 31% déjà à cette époque dans les services. Dans la même année, la République tchécoslovaque (ČSR) participait à hauteur de 1,4 % à la production industrielle mondiale et occupait environ la dixième place dans le monde.
Le krach à la bourse de New York (le 24 octobre 1929) a déclenché la crise mondiale et avec elle, la diminution de la production industrielle. Dans les années 1932–1933, lorsque la crise a culminé, la République tchécoslovaque (ČSR) comptait plus d’un million de chômeurs. La production industrielle a baissé de 40 %. En 1934, la couronne a dévalué et l’industrie a pratiquement cessé d’exporter vers l’étranger.
Avec l’accession du fascisme, notamment avec la création du Protectorat de Bohême Moravie, l’industrie tchèque a été utilisée jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale surtout pour l’approvisionnement en matériel militaire. De ce fait, plusieurs usines importantes sont devenues la cible des bombardements alliés. Les X2 usines Škoda à Pilsen X2 étaient les plus importantes. Les canons de différents calibres représentaient la base de la production d’armes. En outre, les usines Škoda fabriquaient des composants pour les avions et les sous-marins et une grande gamme de munitions d’artillerie. La fabrication des chasseurs de chars et des véhicules de traction d’artillerie ainsi que la réparation des armes mentionnées ont aussi été importantes. Au printemps 1945, les fournitures des usines Škoda de Pilsen représentaient presque 30 % de toutes les fournitures d’armement pour l’armée allemande.
Orientation après guerre
Après la seconde guerre mondiale, l’économie tchécoslovaque était dans un excellent état. Hormis quelques attaques aériennes à l’usine Škoda de Pilsen, elle n’a pratiquement pas été touchée par la guerre. Nous disposions des capacités, des technologies et des spécialistes. Malheureusement, en 1946, la Tchécoslovaquie a été forcée de refuser le plan Marshall, qui a redressé toute l’Europe occidentale et qui lui a permis de traverser la période pénible d’après guerre. L’industrie tchécoslovaque a commencé à s’orienter vers l’Est en renouant avec l’ère de la planification socialiste et des quinquennats.
Malgré cela, le monde entier connaissait par exemple le terme Bohemia Crystal. Les industries du verre, mais aussi du textile et de la chimie avaient toujours un niveau mondial de pointe pendant la période du régime communiste.
Après la révolution en 1948, la collectivisation forcée de l’agriculture s’est produite. Les coopératives agricoles uniques (JZD) ont été créées, ce qui signifiait en pratique que les fermiers étaient obligés de remettre „volontairement“ tout le bétail, tous les terrains et toutes les machines. La collectivisation n’a épargné personne. Même les petits exploitants devaient remettre leurs animaux d’élevage. Les plaines ont été labourées et de vastes terrains cultivables ont été créés.
En 1949, la République tchécoslovaque était l’un des membres fondateurs du CAEM (Conseil d’assistance économique mutuelle). C’était l’outil de pouvoir pour le contrôle de l’économie des pays socialistes par l’Union soviétique et l’anti-pôle soviétique du plan Marshall.
Révolution de velours
En novembre 1989 s’est déroulée la „Révolution de velours“ en Tchécoslovaquie. Le rôle suprême du parti communiste a été supprimé et la Tchécoslovaquie a pris le chemin de la démocratie et du capitalisme. Le début des années 90 a vu émerger la privatisation par coupons. En effet, cela signifiait que tout citoyen de la Tchécoslovaquie avait la possibilité d’acheter des actions de toute entreprise jusqu’à présent étatique. 77 % de tous les citoyens de la République tchécoslovaque ont participé à la première vague en 1992 et le patrimoine privatisé a représenté 679 milliards de couronnes. Toute l’industrie est ainsi pratiquement entrée dans les mains soit de petits actionnaires soit de différents fonds. Dans les 20 années suivantes, beaucoup de sociétés ont fait faillite et l’industrie du textile a par exemple complètement cessé, hormis quelques exceptions, d’exister en République tchèque.
Période contemporaine
Alors que, à la création de la République tchécoslovaque (ČSR) en 1918, environ le même nombre de personne travaillait dans tous les secteurs, c’est à dire 30 %, la répartition actuelle est complètement différente. L’agriculture emploie environ un peu plus de 3 % de la population, ce qui représente approximativement, en chiffres absolus,160 mille personnes. Dans l’industrie, il s’agit de 38 % ou 1 870 000 de personnes. Les services emploient le plus grand nombre de personnes, presque 59 % ou 2 890 000 de personnes. (Données de la fin du 3ème trimestre 2009.)
Hormis l’énergétique, il n’y a aucune entreprise importante entre des mains tchèques. Malgré cela, l’industrie automobile par exemple est l’une des plus développée en Europe. Plusieurs sociétés automobiles mondialement connues y ont créé leurs usines. Hormis Škoda Auto, citons également
TPCA à Kolín, qui fabrique des Toyota, des Citroën et des Peugeot ; la société automobile Hyundai est située à Nošovice. Un grand nombre de sous-traitants est relié à ces lignes de fabrication. Aux environs des usines automobiles, des zones industrielles complètes ont été créées et qui emploient au total un nombre de personne considérablement plus important que les usines automobiles proprement dites.
La République tchèque continue à investir dans le développement des technologies. La licence mondiale pour la fabrication des nanofibres décernée à l’Université technique de Liberec sert d’exemple.
Dans une large mesure, la fabrication agricole est déterminée par les quotas de l’Union européenne. Ces quotas existent pratiquement pour tous les secteurs d’activité.
Auteur : Aleš Martínek