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Febiofest : Louis Garrel, Bille August et les coproductions tchèques à l’honneur

 
photo:  (radio.cz)
 

Ce jeudi sera inaugurée la 26e édition du festival du film Febiofest. Si l’acteur américain Peter Fonda a dû annuler sa venue pour raison de santé, le festival accueillera de nombreux autres invités, dont le réalisateur danois Bille August et l’acteur et réalisateur français Louis Garrel. Pour parler de cette nouvelle édition du festival, dont la partie pragoise s’achèvera le 29 mars avant de partir en régions, Radio Prague a interrogé la directrice de la programmation, Anna Kopecká.

 

Cette année, ce sont les 26 ans du festival Febiofest. L’an dernier, vous avez fêté le quart de siècle de ce rendez-vous du cinéma. Comment passe-t-on à l’étape suivante ?

« On essaye de ne pas trop penser à cet anniversaire passé et on espère que le festival va encore durer 25 années de plus. Mais par contre, ça a été l’occasion de réfléchir à des changements dans le programme. Comme l’an passé, la section Best Of a une un franc succès, nous avons créé la section Classics qui va présenter des grands films classiques en version numérique restaurée, comme par exemple La Piscine ou Mort à Venise. Nous avons également créé la section TV Now qui s’intéresse aux productions télévisées. Enfin, nous mettons en lumière le fait que la République tchèque fait beaucoup de co-productions avec l’étranger : la section Centropa met en avant ce phénomène. »

Quels films font l’ouverture et la clôture du festival ?

« Cette année, ce sont deux films anglophones. Nous inaugurons le festival avec un film hollywoodien classique. Il s’agit d’un film à la fois policier, romantique, d’aventures qui met en scène Robert Redford et Sissy Spacek : The Old Man and the Gun. Robert Redford avait annoncé son départ à la retraite avec ce film, mais il semble qu’il soit un peu revenu sur sa décision depuis. Nous clôturerons le festival avec le film britannique Stan et Ollie, un biopic sur les deux célèbres comiques Laurel et Hardy, mais sur une phase plus triste de leur vie. »

Comment est représentée la cinématographie française et francophone dans l’édition 2019 du festival ?

« Après la 25e édition du Febiofest l’an dernier, où nous avons eu de nombreux invités et de films français, nous nous sommes dit qu’il fallait un peu modérer nos ardeurs. Mais évidemment, il est impossible d’éviter le cinéma français ! On a donc des films français dans à peu près toutes les sections. On peut remarquer une particularité : plusieurs grands réalisateurs français représentés au festival ont tourné des films qui ne sont pas en français. Par exemple, le film de Claire Denis, High Life, a été tourné aux Etats-Unis. Ensuite, il y a le film Les Frères Sisters de Jacques Audiard qui est un western américain. Le film d’Olivier Assayas, Doubles vies, est une superbe comédie typiquement française par contre : à tel point que je me suis dit que pour Assayas, c’était vraiment un sujet léger. Mais je pense que les spectateurs en profiteront bien. Evidemment, Louis Garrel, qui est invité, présentera ses films, dont L’Homme fidèle. »

Parlons enfin du cinéma tchèque puisque nous sommes en République tchèque. Y a-t-il des nouveaux films notables à ne pas manquer au festival ?

« Cette année, nous avons été un peu malchanceux pour le cinéma tchèque parce que, contrairement aux habitudes, il n’y a pas eu de représentants du pays ni à Rotterdam, ni à Berlin. Les films qu’on aurait aimé présenter sont toujours en attente de leur première mondiale, et dans un an, ce sera trop tard. Mais nous avons quand même trouvé de bons films. Des films de la Télévision tchèque nous ont bien aidés, car nous présentons par exemple des mini-séries comme Vodník, de Viktor Tauš. En ce qui concerne les documentaires, nous présentons un portrait du grand directeur de la photographie Jaroslav Kučera qui était le mari et collaborateur de la réalisatrice Věra Chytilová. Il a participé à la plupart des plus grands films de la Nouvelle vague tchécoslovaque. Nous présentons le film en avant-première et après la projection, nous proposons de voir ou de revoir Les Petites marguerites de Věra Chytilová. Il sera projeté en 35 mm donc les spectateurs pourront voir sur un matériau d’origine tout le travail expérimental de Kučera. Il y aura également les films de la section Centropa. Et enfin n’oublions pas l’actrice Jiřina Bohdalová, qui sera récompensée par un prix, et qui présentera en personne son plus grand film L’Oreille. »

 
 
Auteur: Český rozhlas Radio Praha
 
Ajoutée: 20.03.2019
 
 
 

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