Après la Seconde Guerre mondiale, les changements sociaux, liés à l’instauration du système socialiste, ont entraîné d’importants changements de l’économie tchécoslovaque. Toutes les entreprises industrielles ont été nationalisées. L’agriculture a été collectivisée de force et des coopératives agricoles uniques ont été créées. La gestion de l’économie nationale a été centralisée, suivant un plan économique national. Un plan de cinq ans auquel se conformait l’économie de tout le pays, a été la loi économique fondamentale. L’industrie tchécoslovaque a commencé à s’orienter vers l’Est et vers l’industrie lourde, exigeante en matières premières et en énergies. L’orientation vers l’industrie lourde a eu un fort impact sur l’environnement du pays.
Après la chute du communisme en 1989, la Tchécoslovaquie a ouvert l’étape de son retour vers l’économie de marché. La transition d’une économie centralement planifiée vers une économie de marché n’a pas été indolore. Elle a été accompagnée de toute une série de problèmes. Le pays qui s’était focalisé sur les marchés orientaux dans la période précédente, a perdu les débouchés pour ses produits industriels à cause de l’effondrement de ces marchés et notamment de l’ancienne URSS. La production d’armes, l’industrie lourde et l’extraction de lignite et de houille ont été réduites avec, pour conséquence, un taux de chômage très élevé dans certaines régions (notamment en Bohême du Nord et en Moravie du Nord). Les changements structurels de l’industrie tchécoslovaque ont fait que la transformation a également abouti à un important changement dans les relations commerciales avec le monde – le pays a cessé de se focaliser exclusivement sur les marchés de l’ancien bloc de l’Est et commencé à chercher des partenaires commerciaux également parmi les économies mondiales développées.
En raison de profonds changements économiques et sociaux, la Tchécoslovaquie s’est divisée vers la fin de 1992 en deux états indépendants – la République tchèque et la République slovaque. A partir du 1er janvier 1993, l’économie tchèque a donc commencé à fonctionner séparément et a dû s’accommoder non seulement des changements survenus sur les marchés mondiaux, mais aussi des changements liés à la dissolution de l’ancien Etat tchécoslovaque.
La République tchèque nouvellement créée a poursuivi la transformation de son économie sous forme de privatisation qui s’est avérée très difficile et qui a eu divers impacts sur les différentes parties du pays. La privatisation se composait de trois processus fondamentaux, connus sous le titre de restitution et de privatisation par coupons à petite et à grande échelle. Certaines grandes entreprises ont été vendues directement à des investisseurs étrangers (Škoda Auto). Les restitutions ont permis de rendre les entreprises et les terres à leurs anciens propriétaires. Dans le cadre de la privatisation par coupons, une grande partie des entreprises nationales ont été transformées en propriété privée, notamment sous forme de sociétés anonymes. Il faut cependant avouer que la privatisation par coupons n’a pas garanti des relations de propriété efficaces. Le cadre légal de comportement éthique pendant la privatisation n’ayant pas été suffisamment bien défini, l’économie tchèque a connu une récession au cours de la 2e moitié des années 90. Souhaitant stimuler son économie, la République tchèque a mis en place au cours des années suivantes d’importantes incitations à l’investissement et des avantages pour les investisseurs étrangers.
Le 1er mai 2004, la République tchèque est devenue membre de l’Union européenne. Du point de vue économique, l’adhésion du pays à l’UE a permis non seulement d’améliorer la position internationale du pays, mais aussi d’augmenter la performance de l’économie tchèque, d’accueillir de plus nombreux investissements étrangers, d’obtenir des moyens à partir de fonds structurels de l’UE pour le développement des secteurs d’activité et des régions. Les citoyens tchèques ont la possibilité de déménager dans un autre pays de l’UE en vue d’y travailler. Les obstacles commerciaux ont été supprimés.
Actuellement, la République tchèque est une des économies industrielles les plus développées d’Europe centrale et orientale. L’industrie, qui crée 41 % du produit national brut, se focalise notamment sur la métallurgie, la mécanique, les véhicules à moteur, l’électronique, la production chimique, le traitement de produits alimentaires et de boissons, la production du verre, de médicaments, du textile et du papier. Le secteur des services contribue au PNB pour 55 %. L’agriculture contribue au PNB à hauteur de 5 %, ce qui est un pourcentage relativement faible.
Parmi les principaux produits agricoles figurent le froment, l’orge, la betterave sucrière, les pommes de terre, les fruits et le houblon. En ce qui concerne l’élevage, il s’agit tout particulièrement des bovins, des porcs et de la volaille.
Parmi les partenaires commerciaux actuels de la République tchèque figurent notamment l’Allemagne (31,9 %), la Slovaquie, la Pologne, la France, l’Autriche, l’Italie, les Pays-Bas, la Russie, la Grande Bretagne, la Chine et les Etats-Unis.