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« Cactus en fleur », une nouvelle tour panoramique tchèque à Jérusalem

 
photo:  (L'exposition 'Masaryk et la terre sainte', photo: Ondřej Tomšů)
 

Alors que le président français, Emmanuel Macron a inauguré, mercredi à Abou Dabi, une version locale du musée du Louvre, les Tchèques finalisent de leur côté la construction d’une tour panoramique à Jérusalem. La tour en bois dont la forme fait penser à un cactus en fleur géant sera ouverte officiellement ce vendredi, en présence du ministre tchèque de la Culture. Il s’agit d’un des plus grands projets tchèques en Israël depuis le début des années 1990 et le renouvellement des relations diplomatiques entre les deux pays.

 
 

Fruit du travail du célèbre architecte tchèque Martin Rajniš, connu notamment pour sa montgolfière Gulliver au Centre d’art contemporain DOX à Prague, la tour se trouve dans la partie ouest de la métropole israélienne, près de Hansen House, un centre culturel situé dans une ancienne léproserie fondée au XIXe siècle par les Frères moraves. Martin Rajniš qui n’est pas inconnu du public israélien car il organise des ateliers pour des étudiants locaux, s’est inspiré pour sa construction d’un des symboles du pays, le cactus appelé en hébreu sabra, un mot qui est également utilisé pour désigner les juifs nés sur la terre d’Israël.

Le projet a été initié par le Centre tchèque de Tel Aviv. L’espace sous la tour servira à l’avenir à la fois de lieu de rencontre pour les artistes, d’atelier et de bar proposant de la bière tchèque. Selon la branche tchèque de l’Ambassade chrétienne internationale de Jérusalem (ICEJ), la tour panoramique, haute de 16 mètres et qui donne sur une grande partie des quartiers modernes de Jérusalem, témoigne de la qualité des relations entre la Tchéquie et Israël, malgré la politique de colonisation de Tel Aviv et les violations répétées du droit international. Cette opinion est partagée également par l’ambassadeur israélien à Prague, Daniel Meron :

« La République tchèque est un des alliés et des amis les plus proches d’Israël sur la scène internationale. Les relations sont très bonnes dans tous les domaines, qu’il s’agisse de l’économie, de la science ou de la diplomatie. »

Le cactus géant n’est toutefois pas le seul événement qui doit rappeler l’amitié entre les deux pays. Une nouvelle exposition présente les contributions du premier président tchécoslovaque, Tomáš Garrigue Masaryk, et de son fils et chef de la diplomatie, Jan Masaryk, à la création de l’Etat d’Israël. Cette exposition a été inaugurée la semaine dernière au palais Černín à Prague, siège du ministère des Affaires étrangères, en présence notamment du ministre, Lubomír Zaorálek, mais aussi du journaliste, Petr Brod, qui a développé un intérêt pour les relations tchéco-israéliennes :

« Cette exposition propose de découvrir plusieurs aspects des relations tchéco-slovaco-israéliennes et tchéco-israéliennes. Elle a été préparée à l’occasion de deux anniversaires importants. Tout d’abord, nous commémorons le centenaire depuis la déclaration Balfour, une lettre ouverte publiée en 1917, par laquelle le gouvernement britannique s’est déclaré, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Arthur Balfour, en faveur de l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine, territoire géré alors par le Royaume-Uni. Mais nous célébrons cette année aussi le 90e anniversaire de la visite de Tomáš Garrigue Masaryk en Palestine en 1927. C’était un événement important car jamais auparavant aucun chef d’un Etat démocratique n’avait rendu visite à la population juive en Palestine. »

Les quatorze panneaux, qui pourraient prochainement être exposés également à Brno ou à Plzeň, présentent des photos de la visite de Masaryk en Palestine, ainsi que d’autres documents des archives du ministère témoignant de l’évolution des relations bilatérales. D’après l’ambassadeur Daniel Meron, la diplomatie tchécoslovaque a en effet joué un rôle très important dans la création de l’Etat israélien indépendant :

« Le président Masaryk était un grand partisan de la déclaration Balfour. Et plus tard, l’assistance de Jan Masaryk et de la diplomatie tchèque qui avaient manifesté leur soutien à cette idée aux Nations Unies, a contribué de manière importante à l’avenir du pays. »

A l’heure actuelle, le ministre de la Culture du gouvernement sortant effectue une visite de cinq jours en Israël. Outre l’inauguration de la tour panoramique tchèque, Daniel Herman a notamment signé un accord de coproduction cinématographique entre les deux pays. Celle-ci devra notamment faciliter le financement de projets communs et la distribution des films israéliens en République tchèque et inversement.

 
Auteur: Český rozhlas Radio Praha
 
Ajoutée: 09.11.2017
 
 
 

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