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La Tchéquie au crible de la Small Arms Survey

 
photo:  (radio.cz)
 

Programme de recherche indépendant de l’Institut des hautes études internationales et du développement à Genève, le Small Arms Survey se donne pour objectif de constituer la principale source d’information publique et impartiale sur tous les aspects relatifs aux armes légères et à la violence armée. Et dans son rapport annuel publié cette semaine, la République tchèque apparaît parmi les pays exportateurs d’armes de poing les plus bénéficiaires au monde. Joint par Radio Prague, Christelle Rigual, coauteure d’un chapitre du rapport et doctorante en relations internationale, spécialiste des transferts internationaux, a accepté de commenter ces données.

 
 

« Nous savons que la République tchèque est un pays qui exporte de manière très régulière des armes légères et de petit calibre. Dans les années précédentes par exemple, elle s’est toujours positionnée entre cinquante et cent millions de dollars d’exportations d’armes légères et de petit calibre. Sa moyenne sur la période 2001-2011 est d’environ 79 millions de dollars exportés. Et donc cette année, l’information qui s’est un peu détachée, c’est qu’elle a atteint le seuil des cent millions de dollars exportés annuellement. »

Comment sont collectées toutes ces informations ?

« Nous collections les informations à partir de sources publiques et neutres, et notamment de la UN Comtrade, qui est la base de données statistiques des douanes gérée par l’ONU. Ces données sont disponibles publiquement. Elles sont accessibles en ligne. Nous avons un partenariat avec le NISAT, qui est un centre de recherche situé en Norvège, avec qui nous compilons les différentes données. Nous les agrégeons afin d’avoir des versions plus facilement utilisables qui combinent les données directement rapportées par les pays ainsi que les données rapportées par leurs partenaires. »

Les médias tchèques, tels qu’ils ont véhiculé l’information, semblaient surtout faire état positivement du dynamisme de l’industrie de l’armement tchèque. N’est-ce pas une mauvaise interprétation de votre travail ?

« Je pense qu’il s’agit d’une interprétation quelque peu biaisée et erronée de notre travail et ce à différents niveaux. Tout d’abord, nous ne sommes pas un centre promouvant un agenda politique ou commercial particulier et les données que nous publions ne sont pas destinées à refléter la vitalité d’un marché spécifique. Plus spécifiquement, au niveau des valeurs elles-mêmes, elles sont effectivement publiées en dollar mais elles ne peuvent pas être utilisées pour interpréter des mesures commerciales d’un secteur de vente particulier dans un pays, parce que ce sont des valeurs qui sont rapportées par les gouvernements auprès des douanes. De ce fait, ces données incluent différents types de transactions. Il y a non seulement les ventes, peut-être incluant des ventes directes, mais ces ventes peuvent être privées ou provenant du gouvernement. Mais il peut aussi s’agir ou de ventes provenant de la production ou bien provenant du surplus que peuvent posséder les gouvernements. »

Sur les cinquante-cinq pays étudiés dans un chapitre du rapport, la République tchèque se place à la dix-septième position en termes de transparence. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est cette transparence et comment on la calcule ?

« Nous avons créé cet outil, le baromètre de transparence, une échelle que nous avons élaboré au sein du Small Arms Survey. Même si nous ne sommes pas militants, il s’agit tout de même de promouvoir la transparence de façon générale en termes de rapports des exportations et importations d’armes dans le monde. Ce baromètre se base sur différentes sources afin d’évaluer qualitativement la manière dont les pays rapportent leurs exportations dans des organismes publiques. »

La dix-septième place de la République tchèque constitue-t-elle un bon classement ? Comment le pays peut-il s’améliorer ?

« C’est un classement relativement honorable, légèrement au-dessus de la moyenne des pays. Il est vrai que la République tchèque produit un rapport national sur ses importations et exportations, ce qui est déjà quelque chose de tout à fait positif. Elle collabore avec les différentes sources que nous étudions, que ce soit pour les données des douanes, le registre des Nations Unies, ainsi que le rapport de l’Union européenne. Elle pourrait s’améliorer dans le sens où il manque des informations relatives aux licences refusées principalement, ainsi que certaines précisions concernant les munitions. »

 
Auteur: Český rozhlas Radio Praha
 
Ajoutée: 18.06.2014
 
 
 

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